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Sujet du débat : Le slam est-il de la poésie ?

Proposé par Martial Montignies

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Commentaires  

 
+2 #1 Vianney Roche-Bruyn 23-11-2010 13:53
Oui, oui et oui !

Bien qu'étant loin d'être un slameur et ayant bien du mal à apprécier cette poésie, je pense que le slam est un grand moyen d'expression poétique.

L'art de la parole, la vivacité du slameur, le rythme aggressif et en même temps inhabituel et beau ; tout cela apporte au slam sa qualité de poésie. C'est tout simplement la nouveauté et la bizarrerie pour nos oreilles françaises de l'emploi si libre de mots du langage populaire qui semble si peu noble ; mais la poésie est-elle noble ? N'est-ce pas simplement l'affirmation de la Personne face à la Société ?

Le Poète est un asocial qui détourne le code social à son profit. Il y ajoute, ou veut y ajouter, la beauté,; parfois cette beauté monstrueuse ou cette beauté douloureuse. Ou encore cette beauté sulfureuse que nous appelons slam.
 
 
+1 #2 Vianney Roche-Bruyn 23-11-2010 23:27
J'ai parlé du fait que la poésie n'était pas noble. L'art littéraire prosaïque est dans le sens de la sociabilité bien plus noble, ou bien plus social, parce qu'il ne s'encombre que des codes qu'il définit. Le Poète est prisonnier de ce Beau qu'il veut créer, car il ne peut pas se permettre la lourdeur ; il doit être fluide, efficace, aller droit à but.

Le Poète suit les directives de son art ; l'art prosaïque suit les directives de l'écrivain.
 
 
-1 #3 Anas Layachi 25-11-2010 04:59
Je trouve que le slam du fait même du manque d'images à travers les mots et de la vulgarité extrême que peut prendre toute une strophe est loin de la poésie que l'on connaît... Je ne mettrais pas mes mains au feu en prétendant que je trouve cela poétique, cela a l'effet inverse sur moi. En poésie nous n'appelons jamais les choses telles quelles sont mais telles que nous les imaginons car comme vous le dites si bien Vianney le poète détourne les codes en sa faveur en masquant l'affront de pudeur.

Pour moi le slam est un style à part mais qui selon moi ne relève pas de la poésie du fait de ses mots et de ses répétitions.
 
 
+1 #4 Ngouangui Brice 26-11-2010 21:56
Je ne veux contredire personne. j'apprecie les points de vues divers que vous évoquez. Mais je pense que la recherche de la comodité, de la conformité et la peur de l'étrange nous ont très souvent éloigné des bonnes choses. pourquoi vouloir toujours enfermer les styles artistiques derrière des étiquettes géneriques qui le plus souvent de parviennent pas à désigner l'esprit que les artistes eux-même donnent à ce qu'il créent. Le slam est un art, qui a ses particularités, son rythme, un vocabulaire tout aussi particulier.Pourquoi ne pas apprecier les styles tels qu'ils nous viennent sans chercher à les ramener aux catégories que ce monde désuet nous impose
 
 
#5 Choulot Thibault 27-11-2010 10:21
Le poète.
Le poète, des vers une strophe, un verre catastrophe,
Des mots démodés et d'autres remodelés,
Des mots limpides pas si vide de sens, beaucoup de cohérence,
L'importance d'une idée pleine de lucidité,
Une avidité des mots à la bonne place.
Pas de chance, contresens, entre passé futur et présent,
Globalement inconscient et ne jamais endurer la censure.
Des phrases tranchantes à la signification flottante,
Une intention pleine de compassion dans chaque bribe,
Tel un scribe qui crible ses pages,
De gammes mineur et majeur,
Du slam dans cette âme.
Un drame qui ne t'alarme pas.
C'est pas ma veine, monté sur scène, tu reprends les rennes et,
Tu contes un mythe rythmé plein d'intimité.
A travers le langage, l'avenir du poète et de sa poésie,
Un projet empli de rêves qui s'achève pas très loin,
Juste là, au dernier point.
 
 
#6 Pendy Offmann 27-11-2010 11:51
Je ne suis pas poète
Je n'essuie pas vos lettres
je ne suis pas vos êtres
Je n'essaye pas chaussettes
 
 
+1 #7 Jean-Mark Guérin 29-11-2010 18:40
Un point de vue intéressant, d'après moi :

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/01/ROUBAUD/18717
 
 
+1 #8 Martial Montignies 30-11-2010 18:32
Que dire après Jacques Roubaud ? Est-ce qu'il ne nous reste plus qu'à plier les gaules et rentrer chez nous ? Le poète ne rejette pas fondamentalement le slam dans son essence mais dans ses manifestations.
Enfin bon, j'avoue que ce qui m'étonne et me semble encore plus intéressant que le statut du slam est la classification du vocabulaire en deux parties à savoir le vocabulaire poétique et le vocabulaire non poétique. Comment peut-on supposer que par exemple passiflore soit poétique et que raclure ne le soit pas. Cela m'effraie un peu. Le champ de la poésie doit-il se limiter au lexique que l'on peut employer devant sa grand-mère sans se faire gronder (toutes les personnes ayant une aïeule de plus de 80 ans me comprendront) ?
 
 
-2 #9 Maxim le fer 05-12-2010 22:24
ouais c'est ça le truc insuportable chez les slammers: ils sont trop occupés à démontrer qu'ils ne sont pas des racailles et qu'ils connaissent tous les salamaleks de nos grand mères.
 
 
-1 #10 benjisan 26-12-2010 07:52
@Orphée c'est une blague ou c'est vraiment ce que tu penses?


Les slams sont à la poésie ce que respectivement la Staracadémie et Twilight sont pour la musique et le cinéma. C'est à dire : industrie commerciale de masse.

Mais c'est simpa, dans tous ces cas, ça permet de faire crier de joie des millions de petites filles préado.
 
 
+1 #11 Rebecca Bourgeois 09-03-2011 12:28
Citation en provenance du commentaire précédent de benjisan:
@Orphée c'est une blague ou c'est vraiment ce que tu penses?


Les slams sont à la poésie ce que respectivement la Staracadémie et Twilight sont pour la musique et le cinéma. C'est à dire : industrie commerciale de masse.

Mais c'est simpa, dans tous ces cas, ça permet de faire crier de joie des millions de petites filles préado.


J'ai 43 ans, et suis donc loin d'être une hystérique préado (comme, en l'occurence, ma fille de 11 ans).
Cependant, cela ne m'empêche pas d'apprécier certains slammers, comme en particulier Grand Corps Malade. Moi qui écris le plus souvent en alexandrins ou octosyllabes, rimés, en respectant la prosodie classique, j'aime la recherche que G.C.M. met dans ses textes, son sens de la rime, du rythme, du phrasé. Après tout, n'est-ce pas là ce qui fait la différence entre un poème et un simple texte?
Je trouve la réponse de Benjisan quelque peu réductrice. Réduire tout un mode d'expression à 1 film ou 1 émission, alors que les slammers (comme d'ailleurs les poètes) ont chacun une voix, un style, différents, n'est-ce pas dommage?
Que dire alors de la tradition d'oralité en Afrique Noire? Bien sûr, les histoires sont transmises par la parole, mais est-ce pour autant qu'il n'y a aucune recherche d'embellissement, de rythme, de rime, de style? N'est-ce pas déjà de la poésie?
Si la poésie ne se résume qu'au style classique le plus pur, que faire alors de Desnos, de Prévert, de Césaire, et de tant d'autres encore, qui ont crié à leur époque leur différence, leur façon nouvelle d'écrire?
 
 
-1 #12 Maxim le fer 11-03-2011 20:03
Je viens de regarder "éducation nationale" de Grand Corps Malade. C'est d'un pathétique affligeant : les imbéciles se permettent de faire de la poitique sous couvert de chanson. Il enrobe ça du nom de poésie.....

Je ne suis pas d'accord avec ses opinions, mais quand bien même je le serais, je trouverais ça d'une idiotie sans pareille.

Ça me rappelle l'époque soviétique et sa poésie de propagande. Le minima de la pensée, le minima de la sensibilité, le début de l'horreur. Je déteste Grand Corps Malade.
 
 
-1 #13 Astrid SHRIQUI GARAIN 11-03-2011 20:20
Alors continuons de dire aux p’tit frères que l’école est la solution
Et donnons leur les bons outils pour leur avenir car attention
La réussite scolaire dans certaines zones pourrait rester un mystère
Et l’égalité des chances un concept de ministère
-
Alors si tout s’joue à l’école, il est temps d’entendre le SOS
Ne laissons pas s’creuser l’fossé d’un enseignement à deux vitesses
Au milieu des tours il y a trop de pions dans le jeu d’échec scolaire
Ne laissons pas nos rois devenir fous dans des défaites spectaculaires.
-
J’m'appelle Moussa, j’ai 10 ans, j’suis en CM2 à Epinay
Ville du 93 où j’ai grandi et où j’suis né
C’est pas d’ma faute à moi si j’ai moins de chance d’avoir le bac
C’est simplement parce que j’vis là, que mon avenir est un cul de sac."

Orphée,
Si tu ne connais pas le problème, ne réagis pas comme ça. Passe la Seine, Va voir, écoute, hume l'air, respire les gens.
Si tu le connais, et bien je ne plus rien faire pour toi....

Ps tu connais "Saint Denis" de G C M ?
 
 
+1 #14 Jean-Mark Guérin 11-03-2011 20:23
Hum, ça frôle le point Godwin tout ça :)

Bref, n'oublions pas que la poésie peut être politique (à mon sens c'est même un de ses objectifs), de nombreux exemples jalonnent l'histoire et attestent de cela.

Pour ce qui est du slam, et bien que je sois de l'avis de ROUBAUD (cf. mon lien ci-dessus), il me semble qu'il faudrait laisser chacun décider de ce qu'il nomme "poésie". Grand amateur de DESNOS, il me semble que certains pourront trouver à redire sur sa versification.

D'ailleurs, les bœufs de slam ne sont pas si loin des déclamations improvisées de poésie...

Quoiqu'il en soit, pour en revenir au contenu du dernier slam de grand corps malade, je conseil la lecture de Bourdieu (p. ex. "les héritiers" ou "la reproduction).

Pour conclure, je partage largement, vous l'aurez compris, le point de vue de grand corps malades et je pense qu'il faut discuter la notion de "poésie", mais je trouve inutile de vilipender un slammeur de cette manière. Et puis, je me répète, avec cette évocation à la propagande soviétique, on frôle le point Godwin...
 
 
+1 #15 diane meyou 11-03-2011 20:47
Bien que je ne soit pas poéte j'estime que la poésie est tout d'abord émotion et vérité etant donné que le slam est écrit de maniere poétique elle donne lieu a des emotions réelles donc elle n'est pas si différente de la poésie .
La seule différence vraiment évidente est la facon de la dévoiler : le slam avec de la musique ce qui aide l'auteur a s'ouvrir plus facilement car le son permet de se sentir moins vulnérable et ensuite on a la poésie qui te met face a ton public sans rien pour soutient c'est juste l'auteur et le public
 
 
-1 #16 Maxim le fer 12-03-2011 20:06
"on frôle le point Goldwin", certes, vaguement, sauf que je ne qualifie pas mes partenaires de discussion. Il est indéniable que les champions de la poésie de propagande, la poésie à message politique, ce furent les Soviétiques. Kundéra en a bien parlé et il a manifesté d'ailleurs son dégout de la poésie après avoir subi le communisme pendant quelques décennies.

Je trouve que ces deux concepts se correspondent parfaitement : totalitarisme et poésie de propagande. En effet, il y a une grand danger à mêler sentiments et opinions politiques : le danger de n'être pas sensible au "je, à l'instant". Le danger de disparaître intimement au profit de courants collectifs par lesquels on se laisse happer. Ce texte de GCM est un authentique appel à la folie collective.

On pourrait donner un nom spécifique pour les vers de propagande. Un art qui s'épargnerait la quête de l'instant complexe... et qui s'attacherait à reformuler des idées charriées en y mettant quelque cadence. Un peu comme on peut le faire en chanson, du reste. Plus maladroitement que ne peut le faire la fiction. Car si la fiction véhicule du discours, c'est inhérent à son essence, et on ne saurait le lui reprocher. Mais faire de la poésie une tribune politique : quelle misère!

Astrid, je n'ignore pas la réalité du 93, les causes, les conséquences, l'éventail de solutions qu'on peut envisager pour l'état, les reproches à faire aux uns et aux autres, etc... mais je déplore que vous vous mettiez à interroger mes connaissances : c'est un signe de préparation à la médisance et je vous invite à stopper votre élan.

J'ai sorti cet exemple pour montrer que Grand Corps Malade maltraite la poésie.
 
 
+1 #17 Jean-Mark Guérin 12-03-2011 21:10
Trois choses me gène dans votre argumentation.

La première c'est que vois sembler vouloir ramener sans cesse la poésie à un "je". Pourtant il faut bien distinguer la poésie d'une forme de romantisme égotique qui ne saurais convenablement rendre compte de "l'instant" (que vous liez, bizarrement, au "je"). Pourtant la poésie n'est pas que ce "moi", elle peut être un "nous", tant dans la forme (p. ex. des créations collective) que dans le fond (là, la notion semble plus labile, mais il s'agirait, p. ex. de la poésie qui, justement, partage ces mouvement collectifs, celle qui entend rendre compte des changements sociaux entre-autre).
Car, ne l'oublions pas, la poésie permet de donner voix à ceux qui n'en ont pas, n'est-ce pas là ce que fit Hugo par certains de ses poèmes (je pense notamment à "souvenir de la nuit du quatre") : n'a-t'il pas suivi un mouvement populaire, ne lui a-t'il pas, d'une certaine manière, donné voix ? Le "nous" est ici plus prégnant, plus sensible, que le "je"...
Dans ce cadre, et je reprend vos propos, peut-on réellement dire que faire de la poésie une tribune politique soit réellement "une misère" ? Doit-on vraiment être autiste au monde qui nous entoure ? Est-il réellement possible de ne préter aucune attention à ces "idées charriées" ? Est-ce, réellement, souhaitable ?
 
 
+1 #18 Jean-Mark Guérin 12-03-2011 21:11
La seconde, c'est votre amalgame entre poésie de propagande et poésie engagée. Ne confondons pas tout et laissons l'histoire juger de ce qu'est la poésie de propagande. C'est un moyen indéniable de discréditer certains que d'affubler de la première expression ce qui tient de la seconde. En effet, n'oublions pas que certains poétes s'engagèrent politiquement en faveurs du socialisme et firent de la poésie engagée sans toutefois que celle-ci ne soit d'aucune façon de la propagande.

Et la troisième c'est votre façon de vouloir lier intentionnalité et qualité. On ne peut, comme vous le faites, dire qu'un poème est mauvais parce que les intentions qu'on lui prêtes (à tort ou à raisons) sont mauvaises. D'ailleurs, vous dites que la poésie ne véhicule aucun discours (ou alors de bien piêtre manière à vous entendre), n'est-ce pas là une sordide ineptie ? Car enfin, c'est justement parce que la poésie véhicule un discours que la propagande soviétique fut efficace et c'est parce que la poésie porte un discours qu'elle se fit résistante et qu'on la voit parfois engagée.
 
 
+1 #19 Jean-Mark Guérin 12-03-2011 21:12
Avant d'en finir, je note, malicieusement, que vous dites de grand corps malade qu'il maltraite la poésie. Doit-on en déduire que vous considérez que GCM fait de la poésie ?
Et je porte à la réflexion de chacun la chose suivante : Brassens fut célébré comme étant un poète dans la revue "poète d'aujourd'hui" et l'académie française lui remis le grand prix de poésie pour l'ensemble de son oeuvre en 67. Bien que je ne sois pas un grand admirateur de GCM, mais partisan enragé de Brassens, je me permet toutefois de souligner, par l'évocation du maître, qu'il est parfois difficile de faire la part des choses entre poésie et chanson, qu'alors il convient de ne pas s'emporter et que parfois, même aujourd'hui, l'on peut être connu de tous et faire de la poésie. La poésie n'étant pas toujours, n'en déplaise à certain, l'art des maudits...
 
 
-1 #20 Maxim le fer 12-03-2011 21:17
Diane, je suis d'accord avec vous que la poésie gagne à être lue ou récitée. Cela s'appelle : "réciter ou lire un poésie".

Le Slam, c'est autre chose : c'est un phénomène sociale. C'est une campagne de communication en faveur du multiculturalisme et de l'Islam modéré.

Saint Denis, de GCM, que Astrid m'a conseillé avec une certaine arrogance, est tout à fait représentatif de mon propos.
GCM commence par s'adresser à son auditoire d'un ton péremptoire, agressif et méprisant, puis change de ton pour montrer qu'il est fier de son identité de Dyonisien, du multiculturalisme, et qu'il réprouve les vols de portable.
 
 
-1 #21 Maxim le fer 12-03-2011 21:26
Jean-Mark, vos remarques m'intéressent. Je goute avec amusement votre estocade, que vous qualifiez de "malicieuse", et qui est digne d'un débatteur politique de haut niveau. J'applaudis et vous réponds qu'en effet, ma position fut hésitante sur ce point, et qu'à la réflexion, c'est bien de la poésie : mais ce celle qui me fait vomir la poésie comme Kundéra la vomit après l'avoir tant subie sous cette indigne forme.
 
 
+1 #22 Jean-Mark Guérin 12-03-2011 21:58
Si vous goutez avec amusement mes estocades "malicieuses", souffrez que je ne goûte pas l'islamophobie, les amalgames, les simplifications abusives, les contre-sens et les erreurs qui apparaissent dans vos propos.

Et même si ces propos sont peut-être du cynisme qu'un humour mauvais ou branlant pourrait expliquer, ils puent néanmoins la rancœur et l'incompréhension que développent tous les différentialismes dont la société, ainsi que vous, peine à se défaire.

je me permet de mettre ci-dessous un poème de Erich Fried intitulé "Humorlos" qui dit combien il convient de ne pas oublier que ceux qui sont cibles de nos jets, et quolibets, en meurs parfois...

""
Die Jungen
werfen
zum Spass
mit Steinen
nach Fröschen


Die Frösche
sterben
im Ernst
""

(E. Fried, Gedichte, dtv verlag.)


Les jeunes
lancent,
pour s'amuser,
des cailloux
aux grenouilles

Les grenouilles
meurt
pour de vrai. (sérieusement)
 
 
+1 #23 Jean-Mark Guérin 13-03-2011 00:05
Protestant depuis ma naissance, je connais relativement les textes chrétiens.
Ouvert d'esprit, j'ai suivi des cours portant notamment sur le Coran.
Il m'apparait que dans tout les textes sacrés, vous trouverez des éléments bellicistes et haineux, ce n'est pas l'apanage de l'islam et l'on retrouvera des éléments qui énonce l'amour et la tolérance comme règle sacré dans le Coran comme dans l'ancien et le nouveau testament.

Quant à une barbarie des "cultures" ; au "choc des cultures" ; et autre théories grotesques, je vous renvoie aux nombreux travaux fait sur ce sujet par des politistes et des sociologues (Mucchielli pour les questions d'insécurité et les amalgames entre insécurité et religion ; les innombrables critiques adressées à Huntington pour les questions de chocs des civilisations ; ...). Et pour ne plus dire d'ânerie sur les textes religions, je recommande la lecture de Ferjani.

Du reste, je n'interviendrais plus sur ce "fil" que pour discuter du fond, à savoir si le slam est une forme de poésie, et non plus sur ces questions relatives aux religions qui sont hors de propos. Peu m'importe d'avoir le dernier mot : le différentialisme discrédite celui qui l'emploi.

Pour finir, et puisque l'on parle de poésie, voici un poème de Fried (encore) :

Angst un Zweifel

Zweifle nicht
an dem
der dir sagt
er hat Angste

aber hab Angst
vor dem
der dir sagt
er kennt keinen Zweifel

(E. Fried, Gedichte, dtv)
 
 
+2 #24 Martial Montignies 13-03-2011 18:09
Effacement de commentaire pour propos plus que subversifs. Il y aurait sans doute plus d'intérêt à faire un véritable commentaire de texte. Sympoésieum n'est ni un site politique ou religieux. Pour toute réclamation, n'hésitez pas à me contacter par message privé.
 
 
+1 #25 diane meyou 13-03-2011 21:15
Vous savez quoi? je pense que vous vous perdez un peu tous parceque là ce n'est plus question de poésie ou de slam mais de réligion de politique et autres n'oubliez pas que chacun peut et a le droit d'utiliser le poésie comme il l'entend comme il la ressent oui elle peut être violente déplacer réligieuse peu importe c'est de la poésie elle ne peut pas plaire à tout le monde mais pour l'auteur c'est ce qu'il ressent c'est ce qu'il à a dire alors pourquoi dire que tel maltraite la poésie chacun sa poésie chacun ses sentiments on peu aimer comme on peut détester peu importe c'est sa poésie c 'estce qu'il est
J'estime que certain écris pour se liberer pour moi LA POESIE C'EST LA LIBERTE
 
 
-2 #26 Maxim le fer 13-03-2011 21:23
Martial, je vais vous faire la remarque ici-même : Jean-Mark, dans son dernier commentaire parle purement de politique et de religion sans même se référer au slam, ce qui ne fut pas mon cas : j'ai critiqué l'Islam afin de montrer le contexe de communication dans lequel s'inscrivait des slams que j'ai cités et commentés. Je regrette donc votre partialité, Martial.
 
 
#27 Maxim le fer 13-03-2011 21:24
Jean-Mark, je ne réponds pas à vos inepties car un débat sur les religions est hors-sujet.
 
 
+1 #28 Edward Smith 01-05-2011 18:54
Mais bon sang, quel rapport trouvez-vous entre le Slam et l'Islam? Le Slam n'a jamais, et ne sera jamais, l'expression d'une confession quelconque! Il s'agit d'un véritable délire d'une société pour laquelle l'Islam est devenue la névrose, l'obsession fiévreuse et maladive qui contamine notre culture, le politique, le social... Mais réveillons-nous bon sang, réveillons-nous! Le slameur le plus médiatisé en France, Grand Corps Malade, est-il de confession musulmane? Je n'en ai pas la moindre idée. Je me permets cependant de citer Wikipédia sur les racines de l'art du Slam.

"L’idée du slam commence à prendre forme en 1984 lorsque Marc Smith, poète, sociologue et ouvrier en bâtiment, anime des soirées décalées dans un bar à Chicago. Mais ce n'est que le 20 juillet 1986 que le slam naît au Green Mill Cocktail Lounge. Le spectacle à l'origine s'appelait "Uptown Poetry Slam". Il était composé en trois temps : une partie musicale, une performance de poètes invités et le tournoi de poésie.

Marc Smith a déclaré notamment, lors d'une rencontre à Paris en 2008 à l'atelier de slam poésie du Centre Mercoeur (Paris XIème), avoir trouvé le titre du spectacle quand un journaliste le pressait de lui donner un nom. Il regardait à ce moment précis un match de base-ball à la télévision et il a entendu le mot "slam" qui décrit le coup de batte qui "claque" au "home run". C’est ainsi que Marc Smith nomma son spectacle "Poetry Slam" - "Slam Poésie"."

Ceci posé, je pense avoir parfaitement éradiqué délires et amalgames honteux et dénotant d'une profonde méconnaissance du sujet dont il est question.
 
 
+1 #29 Edward Smith 01-05-2011 18:55
Maintenant le Slam, est-ce de la poésie? Je dirai qu'il s'agit d'un art qui s'en approche. Cependant, ne mystifions pas la poésie. Faire entrer le Slam comme un sous-genre de la poésie n'est en aucun cas une gloire, une valorisation, une mise sur un piédestal. Il ne s'agit là que d'une volonté de classifier un objet qui dérange et qui dénote en réalité de la question suivante: le Slam est-il de l'Art? Là est la véritable question sous-jacente au débat. Et à cela je répondrai oui, sans hésitation, car le slam en a de nombreuses représentations. C'est un art de l'instant, un art spontané d'origine, mais un art tout de même. Ne me dites pas qu'il faut exclure l'art de la spontanéité... Dans ce cas je n'ose pas imaginer le nombre de grands artistes, et poètes, que vous excluez de votre vision artistique...

Le piège serait-il alors de trop considérer le Slam comme de la poésie? De ne pas lui accorder sa place dans l'art, et, de fait, de le reléguer à une sorte de "particule de la poésie"? Il s'agit là d'une pensée très personnelle. Je tenais cependant à préciser, avant d'achever ce long message, que si le Slam est devenu et surtout en France un art populaire (au même titre que le Rap est devenu médiatiquement le style musicale des minorités, et que, je le rappelle, il ne s'agit absolument pas de Slam. Je crois que quelques personnes ne distinguent pas ces deux genres qui n'ont rien à voir), ça ne doit pas en faire un art secondaire pour autant. Cessons de dénigrer l'art populaire, en particulier de nos jours. Il y a du bon dans la musique populaire, dans l'art pictural populaire, dans la littérature populaire. Je ne prétends pas faire autre chose, et n'est pas la volonté de "m'élever" -ineptie que ce terme d'ailleurs- au dessus de cet art. C'est à force de le dénigrer et de le considérer comme une sorte de déchet de l'Art majuscule qu'il est souvent si mauvais.
 
 
#30 Maxim le fer 02-05-2011 12:22
Le rapport, c'est que les slamers défendent la fièreté des cités multiculturelles (elles le sont de moins en moins). C'est le sujet numéro 1, sur un ton moins agressif que le rap. Ils défendent le multiculturalisme, tout en rejettant la truanderie. Il jettent un regard bucolique sur le voile et le "halal" (voir (Saint Denis, de GCM). Ils ne parlent pas des pressions faites sur les femmes ("les putes"), ni des viols, ni des tenants et aboutissants financiers du Halal, ni de la logique hégemonique de l'Islam. En clair, ce que je trouve de plus saillant dans les discours slam, c'est l'islamophilie et la revendication identitaire des cités. Tout un programme...

Alors les origines américaines du slam sont bien loin de ce qu'on entend en France.

Le slam s'arroge la poésie parlée pour défendre un projet de société : l'acceptation de l'islamisation de la France.

Je suis edéjà opposé à l'utilisation de la poésie pour la propagande politique mais quand l'objet de cette propagande m'est détestable, je réprouve par deux fois.
 
 
+1 #31 Edward Smith 02-05-2011 18:56
La seule chose qui est claire, c'est que vous ne connaissez du Slam que ce que les médias veulent bien nous en communiquer. Ce que vous traitez comme le "sujet numéro 1" n'est en réalité que l'une des facette de la très vaste thématique proposée par le Slam, à savoir la dénonciation de l'inégalité économique, sociale et culturelle. Votre point de vue est grossièrement réducteur. Encore une fois, jetez une oreille à la discographie de Grand Corps Malade, dont on aime parler en omettant soigneusement de s'attarder sur sa discographie: "l'islamophilie" que vous invoquez y est quasi inexistante.
Pour tout vous dire, votre reproche et le même que ceux qui ont blâmés les styles musicaux "extrêmes" de leurs époques. La grande ère du "Rock" et son incitation à la consommation d'alcool et de drogue, pour exemple, ou plus récemment les certaines branches du Metal se révélant particulièrement "christianophobes" - un héritage en réalité du ce même Rock cité précédemment qui est en réalité bien éloigné du délire discriminatoire, mais passons -. Dans mon premier exemple, en particulier dans le Hard Rock et le Heavy Metal, on lisait des paroles violentes, vulgaires, incitant à tous les vices, et les gens craignaient une influence désastreuse sur la société. La musique n'avait pas droit à cette violence, à cet aspect dépravé. Cependant,ils étaient des artistes. Et l'artiste à tous les droits sur le thème qu'il aborde. Baudelaire fait l'éloge d'une charogne, ne trouvez-vous pas cela choquant? Bien évidement la portée est toute autre, mais les voix qui dérangent ont toujours existé dans l'art. Le Slam en est une de plus.

Les slammeurs ne sont pas les premiers à prôner un idéal de société. Outre les poètes soviétiques que vous exécrez, des poètes communistes ont écris partout en Europe. que vous le vouliez ou non, Aragon est un grand poète, tout communiste qu'il soit. Parce qu'il était militant, certes, mais avant tout poète, avant tout artiste.
 
 
+1 #32 Edward Smith 02-05-2011 19:03
Nous ne sommes pas devenus communistes pour autant, je me trompe? Alors laissez les utopistes là où ils sont et considérez les artistes. Si vous n'appréciez pas le message, décriez le à loisir comme vous le faites. Mais ne rejetez pas l'art, ne méprisez pas le populaire, sachez faire la part des choses. Je suis assez peu réceptif aux discours de Rousseau, je ne dénierai pourtant pas son immense talent littéraire. Je suis très loin de l'alcoolisme, ne buvant jamais une goutte, mais honorerai toujours la mémoire de ceux qui ont fondé notre rock moderne, aussi alcooliques et drogués qu'ils étaient, aussi communistes et, utopistes que certains pouvaient l'être. Et si le rap n'est pas un style musicale que j'apprécie pour des raisons purement artistiques et, ne le nions pas, parfois pour le message qu'il porte en France je ne dirai jamais qu'il ne s'agit pas de musique, car tout à fait objectivement cela en fait partie. Le slam, de la poésie? J'ai déjà énoncé mon point de vue sur le sujet. De la poésie peut-être pas, je pense encore une fois qu'il y a ici un projet "hiérarchique", une volonté d'être à égalité avec l'Art institutionnalisé pour mieux se faire entendre. Le Slam, un art? Je n'en doute pas une seconde.
 
 
#33 Maxim le fer 03-05-2011 06:51
Je trouve beaucoup de qualités dans votre réponse,Edward, notamment celle d'élargir la discussion à la relation entre art et propagande. Je vous ferais tout de même remarquer que si : on est devenus un peu communistes, ou du moins tolérants vis à vis du communisme. Le simple fait qu'on trouve normal qu'un parti hautement présidentiable s'appelle "parti socialiste" va dans le sens inverse de vos affirmations. Nul doute que les artistes communistes invitent au moins à la bienveillance vis à vis de l'idéologie qu'ils défendent, ni que cette invitation est parfois au moins bien reçue. Chez Aragon comme chez Prévert, la mièvrerie l'emporte sur la qualité à mon avis, et ce n'est pas étranger à ce rapport à l'idéologie : le naïf est toujours valorisé, tel l'ouvrier ignorant sa propre misère. Est-ce digne de qualifier l'autre de misérable?

Les autres cas que vous présentez relèvent d'une logique toute autre : magnifier l'alcool, jouer avec le diable, ou encore magnifier l'argent (le rap), magnifier un cadavre, Céline magnifie la lâcheté... autant de sujets riches en émotions qui partent d'une démarche authentiquement personnelle et non pas d'inciter les gens à penser d'une certaine façon.
 
 
#34 Maxim le fer 03-05-2011 07:22
Un autre exemple de propagande littéraire que je trouve cette fois plus intéressant : Chrétien de Troies, bien que ses récits de la Table Ronde sont l'expression d'un projet de société, d'une propagande politique. Mais là c'est différent : il s'agit de valoriser des attitudes pour soi (autres que le pillage et les guerres fatricides ou patricides) : l'idéal chevaleresque.

Chez Aragon ou chez Prévert, on est invité non pas à acquérir des valeurs pour soi mais avant tout à voir le monde selon un certain axe : considérer les pauvres comme des victimes, considérer le naïf comme un saint....sans pour autant appeler à être soi-même victime, pauvre, ou naïf. C'est l'utilisation de l'autre comme alibi qui m'est particulièrement insupportable.

Je leur préfère 100 fois Jean Renoir qui, s'il s'est essayé au film de propagande, cherche plus généralement à comprendre chaque logique individuelle de l'intérieur. Grande différence il y a entre ceux qui jugent les hommes a l'aune de valeurs et ceux qui expliquent les hommes. C'est toute la différence entre René Clair (ce technicien cinéaste du communisme) et Jean Renoir, cet artiste.
 
 
#35 Maxim le fer 03-05-2011 07:51
Je n'ai évidemment rien contre le fait de dire la poésie sur fond de musique. Mais le slam, c'est un peu plus que cela : c'est un mode d'expression revendicatif. Revendicatif du statut de poète d'une part (c'est le principe honorable du slam) mais bien souvent, revendicatif aussi d'une identité collective multiculturelle et islamophile. C'est cet amalgame qui en fait Le produit sous-culturel bobo par excellence.
 
 
+1 #36 Maxim le fer 03-06-2011 20:45
Si on met Gil Scott-Heron dans le slam, alors là, ça change tout.
 
 
#37 benjisan 08-02-2012 00:22
Pour faire du slam c'est simple on prend n'importe quel texte de n'importe quelle personne qui parle en verlan,(le plus il y a de rimes extra riches le mieux c'est!!!) , on le fait lire à quelqu'un qui a une voix grave , puis on met une musique qui se vend bien par dessus. On trouve une maison de disques, et c'est partiiiiii....
 
 
#38 benjisan 10-02-2012 15:57
http://www.dailymotion.com/video/k3kdpoCANq1Vk2YQiB?start=49#from=embed
 
 
#39 benjisan 12-02-2012 05:10
Citation en provenance du commentaire précédent de Rebecca Bourgeois:
Citation en provenance du commentaire précédent de benjisan:
@Orphée c'est une blague ou c'est vraiment ce que tu penses?


Les slams sont à la poésie ce que respectivement la Staracadémie et Twilight sont pour la musique et le cinéma. C'est à dire : industrie commerciale de masse.

Mais c'est simpa, dans tous ces cas, ça permet de faire crier de joie des millions de petites filles préado.


J'ai 43 ans, et suis donc loin d'être une hystérique préado (comme, en l'occurence, ma fille de 11 ans).

Je n'ai absolument jamais dit ça. Comme quoi à 43 ans on est encore doué pour inventer ce que pense un autre à sa place et on n'entend et ne voit que ce qu'on a envie d'entendre et de voire. Remarque c'est bien plus facile pour parler, mais pour ça vous n'avez pas besoin de moi. Je vous invite donc à relire mon poste. Et à réfléchir sur le sens de mes phrases que vous n'avez visiblement pas bien compris.
 
 
+1 #40 benjisan 09-03-2012 03:37
http://www.dailymotion.com/video/k7yYcsYKa2eqGbYQiB#from=embed
 
 
#41 Edward Smith 14-03-2012 18:10
Citation en provenance du commentaire précédent de benjisan:
Pour faire du slam c'est simple on prend n'importe quel texte de n'importe quelle personne qui parle en verlan,(le plus il y a de rimes extra riches le mieux c'est!!!) , on le fait lire à quelqu'un qui a une voix grave , puis on met une musique qui se vend bien par dessus. On trouve une maison de disques, et c'est partiiiiii....


Et on fait du Spoken Word. Bien essayé.
 
 
+1 #42 boussougou kassa 14-05-2012 20:53
le slam a une âme tout comme la poésie alors ne confondez pas les mauvais slammeurs aux bons qui eux sont des poètes.grand corps malade en est l'exemple
 
 
+2 #43 Guilhem 05-07-2012 03:59
Veuillez me pardonner de jeter mon avis comme on jette un gladiateur en pâture au lions mais c'est un débat de merde. Ou disons que la problématique est très mal formulée. Il y a de la poésie dans certains slams et il y en a d'autres qui sont mauvais. J'ai également lu des alexandrins sans la moindre portée poétique, tout comme j'ai savouré de la poésie en prose qui en était tout à fait riche... Les gens qui s'interrogent encore sur ce qu'est la poésie ne sont pas poètes, qu'on se le dise! La poésie est comme "Dieu" : elle n'a pas de forme. Elle EST, c'est tout. Elle ne se crée pas ; elle se saisit. Bordel.
 
 
-1 #44 Maxim le fer 05-07-2012 07:37
vous avez ma foi l'air d'un joyeux trou du cul et, à ce titre, sans doute pouvez-vous prétendre que de votre pensée engendre "naturellement" de la poésie. Tant mieux pour vous si vous n'avez besoin de pousser fort mais, de gràce, véillez à ne pas importuner les locataires des cabines voisines. Merci.
 
 
+1 #45 Guilhem 05-07-2012 13:56
Savez-vous que l'insulte constitue le plus bas échelon de l'art rhétorique? Ou bien était-ce un simple trait d'humour à complaisance excrémentielle? Vous avez les mots bien durs, dois-je en déduire qu'il en est de même à l'orée de votre petit orifice? Un conseil : exercez-vous à vous caresser la prostate, vous mettrez ainsi fin à votre douloureuse constipation et ferez peut-être de vous un être plus aimable.
 
 
#46 Maxim le fer 06-07-2012 00:37
Guilhem , c'est vraiment ce que je pense de la poésie. Je suis aussi poète que je suis merdeux.

Je dis cela pour plusieurs raisons :

la première est l'intention : on écrit en trouvant ce qu'on écrit admirable et on estime logique qu'autrui trouvera cela tout aussi admirable. On est alors assez proche de la situation ou l'on se considère soi-même comme un cadeau. La métaphore avec le joli caca du bébé, qui'il fait à sa maman, me semble proche de l'état d'esprit. D'autant plus qu'une coulée de mots de format relativement standart; plus ou moins compacte; exhibée fièrement comme lorsqu'on a 2 ans....

La deuxième raison concerne la prétention de la poésie : on est sensés parler la langue des anges, des dieux, de Dieu etc... quelque chose au dessus du niveau normal du langage; quelque chose de spirituel. Or, si quelques rares personnes dans l'Humanité ont pu parler cete langue, telle que ceux qui ont écrit la Bible, ou le Zoar (à ne pas lire seul, je précise)... ces gens là peuvent prétendre que la vocation de la poésie a été atteint. Mais ce n'est certainement pas le fait d'écrire qui a motivé cette élévation spirituelle : il s'agit plustôt d'une conséquence.

En conclusion, se dire poète, tel que je le fais (j'ai du mal à échapper à ce sort), c'est véritablement faire carrière dans la merdosité.

Je le pense sincèrement et, bien que j'ai conscience du côté provocateur de ce point de vue, surtout lorsque on le jette à d'autres poètes, qui ne voient pas cela du tout du même oeil, mon intention n'est pas de faire souffrir mais d'aider d'autres personnes dans la même situation à être attentif aux sentiments qui les animent lorsqu'ils se sentent poètes. Je ne parle pas des émotions, qui peuvent se coucher par les mots mais bien des sentiments, qui ne se pratiquent pas seul mais en direction de mes congénères.
 
 
#47 Guilhem 28-01-2013 21:31
Réponse à un vieux message de Maxim le fer :

J'ai lu le débat sur les conseils à donner au poète. Je comprends que pour toi (non je ne vouvoie pas les gens avec qui j'ai des conversations scatologiques)la merde est finalement aussi peu péjorative qu'elle est universelle. On est fier de nos cacas, moi-même, pimpant jeune homme de 20 ans, m'extasie encore devant le savoureux gigantisme de certains de mes étrons(pour parler gargantuesquement). Je me nourris de livres, d'expériences et de spaguettis. Mon caca n'en est que plus vert et il sent presque bon, comme celui que produisaient les dinausores herbivores. Il fait un excellent engrais pour que germent et mûrissent des idées nouvelles dans les cerveaux que je conchie(le lobe frontal en l'occurence, en constitue un excellent terreau).
Et je m'engage à chier toujours mieux, s'il est ainsi qu'à tes yeux la poésie se conçoit.
 
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